grisaille
IL pleut. IL fait gris. IL ne pourrait pas arrèter un peu ce « IL » de faire chier le monde en plein mois d’août?
Je déprime, rien qu’en me réveillant je le sais. Mon esprit se perd à re-rêver des rêves déjà rêvés malgré son intime conviction que ce n’est pas en répétant maintes fois un rêve qu’il finit par devenir réalité. Cependant l’avantage est bien là, c’est que quand on rêve éveillé, on ne subit jamais les conséquences des ses conneries, et qu’en finissant les rêves inachevés faits lorsque l’on dormait, on leur ménage une fin délicieuse. Oui ON. ON c’est je et moi et ceux qui veulent. C’est ce que j’aurais dû répondre a ce vaniteux directeur qui me reprochait de dire ON à la place de je pendant un entretien. Encore un con. tiens.
Il faut juste faire attention après de bien différencier le rêvé du vécu, surtout quand il s’agit de dialogues presque anodins mais pas complètement.
Bon sortir de cette torpeur car ce n’est pas mon style de rester maussade toute une journée. Quoi que…
La position assise est plus propice que la position allongée pour décider de ce qu’on va faire d’une journée inondée de pluie.
Repeindre la chambre, changer les meubles de place, à défaut de passer la journée dehors bronzer, aller à la piscine, jouer au badmington, pique-niquer, manger des glaces, aller à la mer, trainer en terrasse… j’ai déjà mis le lit dans l’autre sens, ça fait bizarre mais ça m’aide à imaginer la suite. Puis je me dis que je vais faire ça sur l’ordi pour voir ce que ça donne sur écran. Je n’ai pas de logiciel d’architecte mais avant de repeindre les murs aux couleurs de l’arc en ciel il vaut mieux faire un test sur écran.
Machinalement, nez à nez avec l’écran, les pupilles se fixent sur les mêmes icônes et c’est overblog qui se glisse sous le clic de la souris, avec tant de naturel, que personne ne s’en aperçoit. (oui personne c’est aussi moi et on et je et nous).
Un petit tour dans les dernières parutions et je découvre à tour de clics, autant d’univers différents. J’ai l’impression de croiser tous ces gens, de les entendre penser, déprimer, rigoler, et parler, de presque les voir, en étant invisible. Chacun est intéressant à sa façon, et quelques uns donnent envie de mieux les connaître, de repasser « chez eux ».
Le téléphone sonne. Oh déjà 14H j’ai oublié de manger. Ca y’est, il est temps de réintégrer son corps et décoller du canapé pour vivre en vrai.